Réflexion sur la lutte des classes cognitives

 


Les Mutants ne cherchent pas à légitimer le système productif-cognitif actuel, mais désirent surtout mettre dans l’embarras ses défenseurs mondialistes comme ses adversaires altermondalistes. Les uns comme les autres refusent de voir la réalité en face.

Les hiérarchies ne nous gênent pas, au contraire, mais elles sont par définition relatives à la mesure qui les permet. On peut ainsi hiérarchiser les êtres selon leur degré de force musculaire, d’intelligence, d’extraversion, d’empathie, etc. Force est de constater que la seule mesure hiérarchique posant problème aujourd’hui est celle de l’intelligence. Si vous affirmez dans un dîner : « Certains individus sont plus rapides que d’autres, c’est dans leurs gènes », cela ne choquera guère ; en revanche, si vous lancez : « Certains individus sont plus intelligents que d’autres, c’est dans leurs gènes », cela créera un malaise, voire un scandale.

L’argent est aujourd’hui un équivalent universel abstrait. Il ne récompense pas forcément les plus intelligents, même dans nos sociétés. Certains professeurs d’école ou d’université, certains écrivains ont un salaire de misère malgré une évidente intelligence ; certaines stars du sport ou de la chanson gagnent des fortunes malgré une évidente connerie. Cette nuance étant faite, les revenus et le QI sont en moyenne positivement corrélés : on a plus de chance de réussir à l’école, à l’université et dans la vie professionnelle avec un QI de 130 qu’avec un QI de 80.

La Mutation est différenciation et singularisation, mais ce qui la rend pensable et possible est la technoscience moderne comme plan d’immanence. Celle-ci carbure d’abord à l’intelligence à savoir le raisonnement, la capacité de pensée abstraite, l’aptitude à résoudre des problèmes et à acquérir des connaissances.

 

Synthèse en sept points :

Point 1 – Du fait de la révolution technique et scientifique moderne, le mode de production des ressources et des richesses est devenu de plus en plus dépendant de la capacité cognitive générale des individus.

Point 2 – Les hiérarchies socio-économiques entre individus et entre nations sont positivement corrélées à la mesure de la capacité cognitive générale (QI) des individus et des populations.

Point 3 – La capacité cognitive générale étant en large partie héritable, un nombre croissant d’individus et de nations deviendront inadaptés en l’absence d’intervention sur le pool génique humain. Ils seront condamnés à une existence de parasites ou d’esclaves.

Point 4 – La lutte contre l’exclusion est un leurre destiné à masquer une évidence : il est impossible d’inclure des individus ne possédant pas les qualités psychobiologiques requises par leur système de production.

Point 5 – Le développement égal pour tous est un mythe destiné à masquer une évidence : il est impossible de développer des sociétés ne possédant pas les qualités psychobiologiques requises par le développement.

Point 6 – L’islamisme est une illusion destinée à masquer une évidence : la plupart des peuples décolonisés ont été à ce jour incapables d’atteindre un niveau de richesse et de puissance comparable à celui de leurs anciens colonisateurs.

Point 7 – Les points précédents sont connus, mais ne sont pas exprimés. Ce n’est pas seulement une affaire idéologique. Une telle désillusion nuirait à la bonne marche du commerce. Car dans consommateur, il y a con…

 

Appel à la polémique

Le discours mutant est élitiste. Il ne s’agit pas de sensibilité (encore que…), mais avant tout de rationalité. Si vous pensez que la masse humaine est créative en tant que masse, libre à vous de nous le démontrer.

Les Mutants n’imposent pas leurs idées de manière insidieuse, nous essayons au contraire de les exposer de la manière la plus franche et la plus claire possible.

Les Mutants posent une donnée factuelle au départ : l’exclusion dans les sociétés modernes résulte le plus souvent d’une inadaptation entre les capacités cognitives des exclus et les demandes de leur système de production. En témoignent par exemple les corrélations (positives ou négatives) régulièrement constatés entre QI et niveau d’études, QI et niveau de revenus, QI et criminalité (mais aussi, sur un autre plan, la grande fréquence des troubles mentaux chez les SDF).


Soit vous n’êtes pas d’accord avec cela, et vous nous exposez des contre-arguments factuels.

Soit vous êtes d’accord, et vous conviendrez sans peine que cette dimension psychobiologique et individuelle est soigneusement écartée de tous les discours sur l’exclusion et des décisions que ces discours légitiment. Or, quand on veut combattre un mal, on en recherche d'abord les causes.